Ukrainian Orthodox Church of Canada



LE TRIOMPHE DE LA VIE ET LA VÉRITABLE MORT DE LA MORT

En ces jours quand nous sommes tous illuminés par la brillante résurrection de Jésus, il est triste de toujours entendre parler de la destruction qui continue dans notre monde. Il y a cet affermant conflit en Yougoslavie. Les bombes continuent de tomber et les réfugiés continuent de lutter juste pour survivre. Les ressources humaines sont étendues jusqu'au point de rupture. Et dernièrement il est arrivé ce massacre à Denver par les jeunes qui ont tué des enseignants et d'autres jeunes avec lesquels ils ont partagé des heures dans l'école.

Il est rafraîchissait de penser aujourd'hui à ce voyage dans l'aube de la première journée, des femmes (dont nous savons les noms de sept) qui ont été si attachées à Jésus, leur Enseignant Bien-Aimé. Dans un humanité que le Seigneur a reconnu comme "une génération mauvaise et adultère" (Matthieu 16:4), elles ont trouvé le courage et la force d'être fidèles! Elles ont beaucoup risqué pour rendre leur dernier service (comme elles ont pensé) à Jésus. Et malgré tous les obstacles elles ont réussi. Personne ne les a empêché et le gros rocher qui a couvert l'entrée au tombeau a été déroulé. Elles ont été les premières à entendre la joyeuse nouvelle: "Il n'est pas ici. Il est ressuscité!"

C'est dans la lumière de la Résurrection que nous devons regarder les événements au Kosovo et à Denver. Il est intéressant que dans l'Épître Pascale du Patriarche de Belgrade Pavle, avec ses évêques, très peu parle de l'horreur que subit le pays, mais beaucoup est déclaré au sujet de la Résurrection de Jésus, et de la signification de cette événement cosmique. Il crie: "En vérité l'événement de la Résurrection est le triomphe de la vie, et la véritable mort de la mort!" Il insiste que:

Notre foi dans la Résurrection du Christ et dans la résurrection générale à venir n'est pas ni sans fondement ni délusion de ceux qui croient. Au contraire, elle est notre connaissance spirituelle que nous avons vécu directement à mesure que nous sommes de vrais chrétiens orthodoxes, c'est-à-dire à mesure que nous vivons dans l'Église et la connaissons comme l'union de Dieu avec l'humanité, l'ensemble des Saints, le Peuple de Dieu et non pas comme une idéologie et encore moins comme une religion. Déjà, ici et maintenant par notre propre incorporation dans le Corps de l'Église, dans le Saint Baptême, nous pouvons goûter la résurrection finale par notre participation personnelle dans la Croix et la Résurrection du Christ (voir Romains 6:3-5).

Quelqu'un peut rouspéter que cette explication est trop simple, qu'elle ne donne qu'une justification pour ne pas s'impliquer dans les ardeurs de la vie dans un monde où de telles terreurs se passent. Mais, non, ce n'est pas ainsi. La résurrection, si nous la vivons vraiment, ne nous donne pas de rester tranquillement sur les bancs des temples. Elle nous pousse de nous impliquer dans la bataille. Mais, dans une façon différente. Pas avec haine, pas avec violence. Comme suggèrent le Patriarche Pavle et les évêques serbes "en nous sacrifiant pour le monde et non pas en sacrifiant le monde pour nous".

Par nos prières, par nos pensées, par nos paroles, par notre lutte avec le mal - surtout dans nos propres coeurs! - contribuons à l'épanouissement de la victoire de la Croix et du tombeau resplendissant de vie dans l'histoire, dans notre monde, dans nos environs, aujourd'hui!

V. Rev. Ihor Kutash